Parcours

  1. 1977

    Centre Pompidou

  2. 1980

    Florence

  3. 2005

    Marqueterie de verre

  4. 2022

    Mantoue

  5. 2025

    Atelier à Mantova

  6. 2026

    Atelier à Nice

Norbert Alali dans son atelier

Dans la paisible Cité Trévise à Paris, entourée d'immeubles d'inspiration Renaissance, naît Norbert Alali. Il y passe une enfance sereine, si l'on excepte une scolarité qu'il vit sans grand enthousiasme. Très tôt pourtant, il est animé par un profond désir de découverte. À treize ans, il tombe amoureux du cinéma : une révélation qui marquera durablement son imaginaire.

En 1977, l'ouverture du Centre Pompidou éveille sa curiosité et affine son regard sur l'art moderne. Trois ans plus tard, un voyage à Florence devient une expérience fondatrice. Ébloui par la beauté de la ville, il découvre l'héritage vivant de la Renaissance italienne — du Duomo aux Offices, des portes de Ghiberti aux marqueteries de pietra dura. Il ne comprend pas encore tout, mais il pressent l'essentiel : une certaine idée de la beauté s'impose à lui. Dès lors, Florence devient un lieu d'inspiration et de régénération spirituelle.

Une certaine idée de la beauté s'impose à lui.

De retour à Paris, il fréquente assidûment les musées — en premier lieu le Louvre — et approfondit sa culture visuelle. Mais vient le moment de choisir une voie concrète. Il se tourne alors vers le métier de son père, cordonnier, qu'il observait enfant avec fascination. À ses côtés, il apprend à travailler la matière, à en comprendre le langage et les possibilités. Cette curiosité pour la substance même des choses deviendra le fil conducteur de toute sa recherche artistique.

En 2005, une rencontre fortuite sur la côte normande avec un artisan verrier ouvre un nouveau chapitre : la découverte de la marqueterie de verre. Alali s'en passionne immédiatement. Contrairement au bois ou à la pierre, le verre offre reflets, transparences et profondeurs : c'est un art de la lumière. Il découpe des centaines de fragments, les peint et les vernit un à un, recherchant un équilibre subtil entre la netteté des formes et l'éclat cristallin — parfois comparable à la brillance des gemmes.

Le verre offre reflets, transparences et profondeurs : c'est un art de la lumière.

Ses œuvres composent une galerie éclectique, visible sur son site : Joséphine Baker, un poulpe, des oiseaux, des natures mortes, jusqu'au Sacrifice d'Isaac, inspiré du Caravage. Ses créations prennent forme sur des caves à cigares, des tables basses ou des panneaux muraux, avec une attention constante portée à l'équilibre entre art et artisanat.

En 2022, lors d'un long voyage en Italie consacré à l'étude des œuvres qui le fascinent depuis des années, il fait halte à Mantoue. Au Palais ducal, il reste saisi par les fresques de la Chambre des Époux, lorsqu'une délicate mélodie baroque s'élève d'une salle voisine : un petit ensemble joue en direct. L'après-midi, au Palais Te, entre la Salle des Géants et la Galerie des Fleuves, il éprouve une émotion similaire. Architecture, peinture, musique : tout s'unit dans une harmonie parfaite.

Architecture, peinture, musique : tout s'unit dans une harmonie parfaite.

Séduit par cette ville d'art et de silence, il y revient l'année suivante, puis encore en 2025, lorsqu'il décide d'y installer son atelier. En 2026, l'atelier s'installe à Nice : la lumière de la Méditerranée devient le nouveau cadre de son travail. Fidèle à l'héritage de Mantoue, berceau de beauté et d'histoire, Norbert Alali poursuit sa quête artistique, se consacrant à la création de ses œuvres les plus ambitieuses.